100 abonnés

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Ça y est mes petits amis, la barre des 100 abonnés à ma page Facebook est passée! Je vous remercie toutes et tous pour l’intérêt que vous portez à mon petit univers décalé. Et comme promis, voici un extrait de l’un des romans sur lequel je travaille. Bonne lecture ^^

 

(…)  » Non! Je refuse de vendre! hurlais-je entre deux sanglots. Ma place et celle de mes enfants est ici. Je me débrouillerais mais je ne vendrais pas! C’est notre maison. Sans ça, il ne me restera plus rien de lui! »

Ayant leur compte et sentant bien qu’ils sont de trop dans la maison, la banquière et l’agent immobilier s’en vont en laissant leur carte respective sur la table. Suite au décès de mon mari, la banque devait venir me voir pour finaliser les documents de succession et mon “adorable” mère a gentiment convié un agent immobilier a visité la ferme pour nous faire une offre de prise en charge de la vente. Oui, je vais avoir besoin d’argent pour élever mes enfants mais pas au point de sacrifier le rêve d’une vie que nous avions construit Olivier et moi.

 » Qu’ils aillent se faire foutre, fichus rapaces! » et je claque la porte de ma salle de bain la voix baignée de larmes.

J’entends ma sœur s’occuper de mes enfants qui chahutent dans le salon. Je ferme les yeux, pleure encore dix minutes et me fait couler un bon bain chaud. Après une heure où je passe par la rage, la colère, la déprime, les sanglots et la fatigue, je sors de la salle de bain et rejoint ma sœur qui surveille les gosses. Ils regardent le DVD que l’on a loué hier. Je reste bêtement assise, le regard dans le vide fixé sur le logo de la firme de location sur la pochette du DVD. Encore sous le choc des deux abrutis, l’info met du temps à arriver à mon cerveau. TILT!

« C’est ça la solution! Je vais louer les dépendances de la maison en appartement ! » je hurle en me levant.

– Quoi? m’interroge ma sœur avec ses yeux comme des billes.

– Je vais transformer les trois dépendances en appartement et les louer.

– Tu te rends compte du prix des travaux. Sans parler de la population que tu pourras héberger? Une femme seule avec trois enfants! Tu seras une proie pour les arnaqueurs.

– Mais non, ça doit marcher! lui répondit-je, convaincue que c’est LA solution. Pour les travaux, je récupérerai le financement avec le prix des locations. Quand à la population, je monte les prix du loyer pour éliminer les gens à problèmes et je ne louerai qu’à des filles. C’est faisable et c’est la seule solution pour garder un semblant de stabilité pour les enfants. « 

 

Ce gros coup de gueule, c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Et qui a changé ma vie. Il fallait que je prenne les devants et que je préserve une certaine stabilité pour mes enfants. Ils viennent de perdre leur papa après des mois de lutte contre le cancer. Et changer de maison après ça, à respectivement cinq, trois et un an, c’est les mettre complètement à genoux. C’était une idée risquée mais c’était la seule idée que j’avais eu sur le moment. J’espérais seulement que tout irait pour le mieux pour mes enfants.

Le projet fut accepté par la banque et je reçus le soutien, intéressée, de l’agence immobilière. Les travaux démarrèrent assez vite et les appartements furent prêt à la location dans les six mois suivants. Trois appartements très différents les uns des autres. Le premier est dans les combles de la vieille grange. Un grand espace ouvert et épuré. Le deuxième est situé dans l’ancienne laiterie, c’est le plus charmant à mon goût, très rustique et chaleureux. Le troisième est très typique et exotique selon moi. Il est construit dans l’ancienne écurie. Les enfants auraient voulu que j’y construise une grande aire de jeu avant le décès de leur père mais les choses sont telles que finalement c’est un appartement plutôt adapté à quelqu’un qui aime l’extraordinaire.  

En accord avec l’agence et stipulé clairement dans l’annonce de location, nous n’avons accepté que des femmes. Les trois premières furent adorables et je ne les oublierais jamais: Sylvie, Laura et Adeline. Elles me permirent de garder la tête hors de l’eau pendant les premières années de galère. Elles restèrent respectivement 4, 6 et 5 ans. Des locataires en or. Elles ne devinrent jamais vraiment des amies mais je savais que je pouvais compter sur elles si le besoin s’en faisait sentir. Puis elles partirent toutes les trois et il a fallu les remplacer. Et ce fut difficile de trouver d’aussi bonnes locataires.

Après mes perles, je suis tombée sur une multitude de locataires de quelques mois. Elles emménageaient pour prendre leurs indépendances vis-à-vis de leur parents, tombées amoureuses et repartaient presque aussi vite. Quelques-unes sont revenues. Le Prince Charmant n’était plus aussi charmant. L’une d’elles a fait du yo-yo pendant presqu’un an, avec plus ou moins six petits copains. Puis elle s’est stabilisée chez moi pendant deux ans. Et un jour, elle s’est mariée avec un prince pas trop charmant mais tout ce qui lui convenait. Aurore. Une baby-sitter en or pour mes enfants. Les deux autres appartements ont enchaînés les locations de quelques mois, puis quelques bails d’une année. L’un des trois dans les combles, un peu genre loft industriel, n’eut pas beaucoup de succès et j’ai dû me résoudre à faire une entorse à mon règlement et je l’ai loué à l’un de mes amis. C’était l’appartement idéal selon lui : « Avec l’ambiance et l’essence même d’un lieu propice à la création ». Il est sculpteur de formation mais tente encore toujours de percer et travaille comme coursier en plein centre de Bruxelles. Le connaissant depuis très longtemps, je savais que je pourrais compté sur lui en cas de besoin et les enfants l’ont vite rebaptisé Tonton Adrien… (…)

 

J’espère que ça vous plaît! Si oui, dites-le moi. Si non, aussi ^^ Et encore merci à vous d’être de plus en plus nombreux…

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