La décharge; toute une aventure.

La décharge; toute une aventure.

Ce matin, pleine de bonnes intentions, j’ai entrepris de débarrasser le garage de tout le brol qui s’y est entassé durant nos longs mois d’errance dans les couloirs d’hôpitaux.

le bazar du garage
le bazar du garage

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasmes que j’étais résolue à faire place nette dans l’antre de mon Doudou (qui loge avec son PC dans un coin du garage, gentil Doudou). Mais personne ne m’avait prévenue que le chemin serait parsemé d’obstacles en tout gente. Premier obstacle, tout sortir du garage. Étonnamment, le bazar s’accumule tout seul et fait preuve d’un sens inné de l’architecture. Afin de tenir le tout ensemble, il réussit à monter des contres-forts impossibles à démêler sans tout se prendre sur la tronche. Un vrai jeu de Badaboum (ah ce qu’on a passé des heures avec ce jeu lorsque j’étais petite)!  De plus, des choses roulent et se cachent dans tous les petits recoins de la pièce (non, non, pas la décharge, je vais être sage).

Ensuite vient le second obstacle: tout mettre dans la voiture. Bon, avec trois jeunes oursons, on a forcément un monospace. Mais telle la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, le bazar est volumineux et ne rentre pas complètement dans le coffre. Là, tu fais ta fière: dans mon monospace, la banquette est bien large, ça va le faire. Et tu prépares la couverture pour ne pas salir les tissus (faudrait pas en plus devoir nettoyer la voiture après). Et… mais elle est où cette foutue couverture que tu gardes bien soigneusement dans le coffre au cas où? Ben elle est bien dans le coffre, avec la roue de secours sous tout le bazar que tu viens de placer stratégiquement. Pas envie de tout ressortir, et on perds encore 10 min à chercher une autre couverture dans la maison.

Ouf, ça y est! La voiture est pleine, les portes ferment à peine. Heureusement, la décharge n’est pas loin. On oublie pas le sac à main, les grosses chaussures ( pas de talons à la décharge? non, non) et on démarre. Arrivée sur place (je précise que j’habite en Flandre et que mon néerlandais est très approximatif), attention, rien ne va plus. Tu dois préparer ta carte d’identité et choisir ton portique. Je prends le premier sans comprendre où je vais vraiment. Et là, la machine me parle en flamand et insiste. Moi pas comprendre, que faire? Ouf, on vient m’aider. On regarde ce que je ramène et on me dit que je me suis trompée de portique. Je dois d’abord faire peser ma voiture. ??? Ensuite, je dois aller jeter le bazar qu’on doit brûler. On me dit que tout est bien indiqué. D’accord, je reçois mon ticket avec le poids de ma voiture (pleine à ras-bord). J’arrive près du container en question, et là… hé mais je pas comprendre le néerlandais. Déjà que je ne sais pas en français si c’est du métal, de la céramique, du plastique, de l’acier, ou que sais-je mais alors en néerlandais?!

Bon, je me débrouille en regardant ce qu’il y a déjà dans le container. Et le gars vient voir si tout est OK?  Ensuite, tu remonte dans ta voiture et tu retournes à la peser. ??? Et là, je comprends. La différence de poids, c’est que tu as jeté et que tu dois payer. 1,88€ pour deux sacs de vieux papier-peints décollés, des vieux coussins du chat tout troués et d’autres bricoles. Waw! Bon, là, je dois encore vider le reste (qu’on ne paye pas, ouf!). Il me reste des piles, de l’huile de friture, des vieux métaux et des vieux appareils électriques.  Et comble de la bêtise ou pas, tout se trouve sur le même espace mais comme je viens d’aller à la pesée ben, je peux refaire un tour du parc à container parce que je dois aller de l’autre côté de la pesée. Un tour gratuit! Youpi!Je jette mon brol et je repars. Sauf que arrivée dans la barrière pour sortir, ben elle veut pas se lever. Ben non, grande cloche, t’as oublié de payer à « l’automaatbetaal ». Alors, je refais demi-tour et encore un tour gratuit! Re-youpi! Je paye, et je fais ma radine en payant avec de la monnaie sauf qu’avec mon flamand de cours de récré, ben je remarque pas que la machine ne rends pas la monnaie et je me fais subtiliser 0,02 cents d’euros. Mais, je peux enfin sortir de la décharge où la barrière me dit dans un gentil néerlandais: merci de votre visite et à bientôt.

Bref, aujourd’hui, je suis allée à la décharge. J’ai pesée ma voiture (2x), j’ai fais 2 tours de manège et j’ai perdu 0,02 cents. Je crois pas que j’y retournerai de sitôt.

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