Les marcheurs propres

Les marcheurs propres

 

Ce samedi 15 septembre se tenait le World CleanUp Day, la première journée citoyenne mondiale où chacun sort de chez soi pour nettoyer son trottoir, sa rue, son quartier ou sa ville. Une journée où l’on prend conscience de tous les déchets que certains abandonnent sur la rue. Une journée où l’on prend conscience de ce que la société de consommation dans laquelle nous vivons entraîne comme pollution de la terre et des océans.

Certains diront: « ce n’est pas moi qui l’ai jeté ni consommé, donc ce n’est pas à moi de ramasser » ou encore « il y a des gens payés pour faire ça, je vais pas leur prendre une partie de leur travail ». Mais sapristi (oui, j’utilise de vieux jurons, mais pardon j’ai 3 enfants, ça laisse des traces), quand est-ce que c’est devenu normal de créer des emplois pour ramasser les déchets dont nous sommes chacun responsable? Je ne suis pas si vieille que ça (non le nombre de cheveux gris, ne mentionne pas l’âge de la personne) mais quand j’étais petite, on courait derrière le ticket de caisse qui s’envolait, ou se prenait un aller-retour (ben ouais, à l’époque on se faisait réveiller la conscience à coup de 5 doigts sur les fesses ou les doigts) par les parents, les passants ou les profs si on ne jetait pas nos papiers dans la poubelle. Aujourd’hui, les poubelles semblent devenus aussi détestées que la peste, la variole ou un documentaire animalier dans une télé-réalité.

Et pourtant, lorsque ce fameux déchet est encore dans votre main, il ne vous rebute pas, vous l’avez acheté généralement sans contrainte ni obligation. Pourquoi lorsqu’il touche le sol, devient-il si sale et si repoussant?

Hier donc, avec une amie, son fils de 6 ans et mon Polochon (6 ans aussi), nous avions décidé de participer au mouvement en joignant l’utile à l’agréable, en allant nous promener avec les marmots au Parc de Mouscron. Comme nous n’en étions pas à notre coup d’essai, nous étions équipé de sacs poubelles pour les gros déchets (bouteilles, canettes, papiers et autres déchets), de bouteilles en plastiques pour les mégots de cigarettes et de gants de jardinage (les gants de ménage conviennent aussi si vous voulez vous lancer dans le mouvement). Durant 3 heures, nous avons arpenter les allées du parc, longer les bancs (nids à mégots perdus et abandonnés) et jouer à cache-cache dans les buissons (cavernes d’Ali Baba du déchet en tout genre).

Nous avons croisé bon nombre de gens qui nous ont regardé comme des bêtes curieuses, de jeunes parents qui ont été touchés par notre initiative et discuté avec une maman qui avait participé au mouvement la veille avec son entreprise. L’après-midi s’est achevé par un temps de repos (pour nous mamans) à l’aire de jeux (pour les garçons encore pleins d’énergie). Bilan: un sac poubelle bien plein et une bouteille de 1l pleine de mégots bien tassés. Ce fut une agréable surprise de voir que le parc communal est relativement propre du point de vue des gros déchets sauvages mais il y a encore des consciences à réveiller concernant les mégots (surtout quand on sait qu’un mégot sur le trottoir part généralement dans les égouts, direction sans escale vers la mer et qu’à lui seul, il polluera environ 500l d’eau…).

 

Et maintenant? Et bien, c’est comme pour la Saint Valentin (auquel nous ne participons pas dans la famille Ours), on n’est pas amoureux de son ou sa partenaire qu’une journée par an. On prolonge l’action avec des petits défis du quotidien tel que #unjourundéchet (allez les jeunes, on dégaine le smartphone, on se selfie avec le truc qui pue pas et on nomine un pote) ou le mouvement #cleanwalker lancé cet été par Benjamin Carboni alias @cleanwalker_carbo7 qui nous propose (jeunes et plus vieux adultes mais les petits aussi, enfin tout le monde quoi), avec le soutien de Julie de @sorteztoutvert et de Axel Lattuada de « Et tout le monde s’en fout », de ramasser les déchets que l’on trouve sur notre chemin lors de nos déplacements de tous les jours: en allant à l’école, au boulot, chez Mamie, à l’épicerie vrac ou encore à la mairie pour râler parce qu’il n’y a pas assez de poubelles dans ton quartier.

Mais aussi, sans être forcément Zéro Déchet, en réfléchissant à notre manière de consommer et de traiter notre alimentation, nos déchets et notre planète. Parce que, flûte, c’est pas au rythme que les technologies avancent, que l’on pourra déménager demain sur la Lune ou sur Mars. Si la Terre flambe, comme les forêts scandinaves, portugaises, espagnoles ou américaines cette été, on jouera les brochettes de cons dans le barbecue géant de la Galaxie.

Alors tout à l’heure, quand vous partirez du boulot, que vous irez chercher les enfants à la sortie de l’école, montrez l’exemple et baissez vous pour ramasser cette canette ou cet emballage de biscuits et déposer-le dans la poubelle la plus proche (ou dans un petit sac dans la voiture que vous mettrez dans votre poubelle à la maison). Vous verrez, c’est la première fois qui compte. Et en plus, bonus ultime, fini l’abonnement à la salle de sport pour y faire des squats (paie tes cuisses courbaturées le lendemain de la veille après 3h de marche).

 

Je vous souhaite une merveilleuse semaine. Likez, partagez et commentez et retrouvez moi au quotidien sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook).

Prenez soin de vous et de votre belle planète.

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