Moi version sans colorants (ou presque)

Moi version sans colorants (ou presque)

Aujourd’hui, devant vos yeux ébahis, je fais mon coming out beauté!! Je m’explique.

Avec la démarche du zéro déchet et du minimalisme, j’ai fait le très grand ménage de printemps dans ma déjà petite trousse à maquillage. Je n’ai gardé que les produits de ma marque devenue préférée BOHO Cosmetics et seulement les basiques: poudre compacte, mascara, crayon de kohl, eye-liner et fard à paupières pour les grandes occasions et rouge à lèvres (3 pour être exacte: rouge, rose et pêche).

Pas besoin de plus, je n’aime pas le maquillage qui donne un effet mine de clown en représentation. Pour le reste du corps, je n’utilise rien, je n’aime pas m’enduire de crème, d’huile ou de lait de corps sauf la protection solaire quand notre belle étoile jaune pointe le bout du nez dans nos contrées.

Mon coming out beauté concerne deux choses bien distinctes et sujettes à controverse à notre époque du paraître: le vernis à ongles et les colorations capillaires.

En quoi consiste mes décisions?

Le vernis à ongles. Il existe de nombreuses variantes de vernis à ongles. Des beurk, des bof, des bios. Mais quelque soit le vernis que l’on utilise, un problème subsiste: l’élimination du vernis à ongles. Là, encore, il existe différents types de dissolvants (avec ou sans acétone, et autres produits chimiques).  Mais rien de très bio. Et même si on règle le problème du contenu de ce genre de flacon, il reste encore et toujours le contenant à éliminer. Dans mon optique de zéro déchet, il fallait se résoudre à garder ce flacon dans ma poubelle ou alors autre solution ne plus mettre de vernis. Et évidemment, j’ai choisi l’autre solution.

Cela fait donc plusieurs semaines que j’ai éliminé mes dernières gouttes de dissolvant, j’ai éliminé le flacon dans ma poubelle affamée et je n’ai plus remis de vernis. Mes ongles semblent plus forts, plus beaux et poussent mieux. Bon, pour la longueur c’est pas encore top. j’utilisais le vernis pour éviter de me ronger les ongles et sans vernis, ça rogne sec du côté des mimines. Pour aider à la repousse et réussir à me maîtriser, j’utilise de l’huile d’amande douce matin et soir pour nourrir la peau et les ongles. Et pour les ongles de pieds, protocole identique.

L’autre décision concerne la coloration capillaire. Là encore, deux mondes s’affrontent. Le monde de la coloration chimique et celle du bio. Dans les deux cas, cela engendre des déchets. Certes, moins en cas de coloration aux pigments naturels tel que le henné. C’est la méthode que j’ai utilisé jusqu’à il y a deux mois de cela. Une coloration naturelle, plus proche des teintes naturelles mais qui se trouvent dans un emballage plastique (encore et toujours ce fichu plastique). Et là encore de grandes questions se posent. Pourquoi se colorer les cheveux?

D’abord et souvent pour changer de tête et suivre la mode. Passer du châtain au blond en passant par le roux, le tie and dy ou le bleu azur, c’est l’un des gros avantages de la coloration chimique. C’est marrant, fun mais finalement pour la planète et pour la santé de vos cheveux, c’est catastrophique. L’autre décision de se colorer les cheveux, ce sont les cheveux gris. Et là, on n’est malheureusement pas toutes égales. Certaines ne verront les premiers arriver que vers l’âge d’une cinquantaine d’années, d’autres, très chanceuses, vers leurs 80 ans et d’autres encore, beaucoup moins chanceuses, dans la vingtaine.

Et vous l’aurez compris, je fais partie de la dernière catégorie des moins chanceuses. Mes premiers cheveux sont arrivés l’année de mes 24 ans. Petit d’homme n’était même pas encore conçu ni prévu. Il y avait à peine un an que je connaissais Papa Ours. Et quand il n’y en a qu’un ou deux, ce n’est pas réellement un problème. Ce fut plutôt vers la trentaine d’année que l’invasion de la team Grisouille s’est propagée. J’ai donc colorée mes cheveux. D’abord aux colorations chimiques puis il y a 1 an au henné. Et il y a quelques mois, et avec ma démarche de zéro déchet et de minimalisme, la question de la coloration s’est posée. Je n’avais plus de coloration. Il me fallait en commander. J’ai oublié. J’ai eu la flemme. Et pendant tout ce temps, mes cheveux ont continué à pousser, et la team Grisouille à s’étendre. Et je m’y suis habituée. D’autres questions se sont posées alors. Le jeu en vaut-il la chandelle? Comment être en accord avec ma fibre écologique et continuer à me voiler la face en occultant le fait indéniable que mon corps vieillit (oui seulement mon corps, mon esprit est un poney fringuant qui gambade dans de jolies prairies arc-en-ciel).

Et voilà, à presque 36 ans, j’assume la team Grisouille qui prend possession petit à petit de ma chevelure. Quand à comment gérer l’évolution et la transition entre mes cheveux colorés qui se délavent, les racines châtains qui poussent et les nombreux cheveux gris. Je n’en sais rien. Peut-être que je vais sacrifier ma belle crinière au profit de l’action Octobre Rose et offrir mes longueurs cuivrés pour la création de perruque pour les femmes atteintes de cancer. Ou assumer complètement et couper les longueurs au fur et à mesure. C’est à suivre. Vu la date d’aujourd’hui, il faudra que je me décide vite.

Ceci étant dit, c’est une décision qu’il va falloir assumer chaque jour et qui va demander un certain courage. Mais finalement, pas plus que de ne plus manger de viandes ou d’éviter d’acheter des produits emballés…

Il faut juste apprendre à vivre avec ce que la Nature nous a donné. Et en profiter un maximum.

 

Je termine ici, ce petit billet, en espérant qu’il vous a plu. A bientôt les petits loups.

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